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"Et la vie continue..."

blob blob  "Sambieto est sauvée!"  

 

Souvenez-vous de cette fillette de 7 à 8 ans arrivée en octobre et que vous avez vue en photo dans la petite croix du sud de décembre dernier.

 

Sambieto est originaire des environs de Sakaraha au-delà du fleuve dans une région où on ne peut accéder qu’en charrette ou à pied. A son arrivée le 16 octobre 2012 Sambieto avait la stature d’une enfant d’environ 5 ans. Elle était dans un état de malnutrition sévère. Elle était maigre. Elle avait toujours froid, son visage très pâle, un ventre énorme, sans réaction elle attendait la fin de la récréation. Trop fatiguée pour jouer, elle s’asseyait sur le trottoir, enveloppée de son pagne.

 

A la suite d’un bilan de santé, elle a été hospitalisée pendant un mois car selon les analyses de sang elle était atteinte de typhoïde, bilharziose intestinale. Elle est restée à l’hôpital durant tout le traitement ; nous lui apportions ses repas deux fois car au CHR de Tuléar on ne fournit rien même les médicaments il faut les acheter.

 

Maintenant, elle est bien guérie ce n’est plus la même enfant, elle s’affine, le ventre diminue, les bras et les jambes se fortifient, elle joue et ne se laisse pas faire ; elle vit ! Elle est fière et contente de son évolution (et nous aussi) les yeux sont expressifs lorsqu’elle écoute une histoire. Sa mémoire autant visuelle qu’auditive se développe. Elle apprend vite la lecture et commence à écrire car elle n’a pas été à l’école dans son village. Le dernier contrôle de santé a donné de bons résultats.

Nous vous disons un grand MERCI. Grâce à votre aide Sambieto a pu être sauvée. Les soins reçus, la nourriture équilibrée. Elle a retrouvé la joie de vivre !

Regardez sa photo : elle est bien mignonne notre petite Sambieto !

 

Sœur Blandine du centre santé à Belemboka

 

 

Et « Dimanche » aussi

 

 

blob blob  Dimanche est un petit garçon de 2 ans. Il habite Miary. Il a une sœur Juliana. Quand il avait 6 mois sa mère est partie pour se marier sans même regarder son fils encore petit. Elle l’a laissé à son grand père qui a encore beaucoup d’enfants à nourrir.

Un jour, en visitant le quartier nous avons vu le petit « Dimanche » dormir par terre dans la saleté.

En le voyant si maigre, nous avons eu pitié de lui. Nous avons demandé à son grand père de venir aux séances de récupération nutritionnelle plusieurs fois par semaine. Ce serait avec plaisir dit-il, mais je suis très occupé par le travail aux champs pour nourrir les autres enfants. Donc c’est la petite Juliana qui vient avec son frère chaque jour pour cuire son repas et lui donner à manger. Ils retournent chez eux avec le reste de repas pour la journée. Depuis qu’il est venu manger, nous voyons qu’il a beaucoup changé. Son poids augmente, il commence à marcher et à parler.

Chaque semaine, nous demandons à toutes les mamans d’apporter quelques morceaux de bois pour cuire le repas. Juliana est contente de                                                           participer comme les autres.

 

Les Sœurs de Miary

 

 

« Sebasy apprend à lire : il est super doué… »

 

Sebasy est un jeune homme âgé de 25 ans. Il est père d’une petite fille âgée de 16 mois. Il nous aide à nettoyer tout autour de la nouvelle communauté. Il n’habite pas loin de chez nous, à peu près 1 km.

Il n’a été jamais à l’école donc, il ne sait lire ni écrire. Il est toujours derrière ses bœufs .C’est un garçon assidu et sérieux. Un jour, il nous a dit : « Ma sœur j’ai envie de lire la Parole de Dieu à l’Eglise. Apprends-moi à lire et à écrire, s’il vous plaît » Nous avons travaillé 10 minutes par jour sauf le vendredi et le Week-end.

Quatre mois plus tard, il lit très lentement la bible. Nous sommes sûres que dans un mois, il sera capable de lire couramment la Parole de Dieu à l’Eglise.

Mais oui, c’est en forgeant que l’on devient forgeron.

 

La communauté de Manambotra – FARAFANGANA

 

Foyer « Mère Carlin » à Tuléar

 

 

L’objectif de ce foyer est d’enseigner, d’éduquer et d’évangéliser les enfants qui traînent dans les quartiers blob blob  de la ville de Tuléar ; et plus spécialement ceux du quartier de Betania. Nous les orientons vers le Foyer et les mouvements paroissiaux comme l’Enfance Missionnaire, MEJ, Scoutisme.

Au cours des nos activités d’animation le mercredi après midi nous faisons des travaux manuels avec les enfants ; nous leur apprenons à manipuler l’ordinateur ; nous les occupons utilement pour les orienter vers leur avenir ; cela leur évite de traîner dans la rue. Toutes ces activités sont suivies par Sœur Clarisse. Lors de visites dans les quartiers : nous encourageons les parents à mettre leurs enfants à l’école. Notre visite est toujours très appréciée.

Actuellement ils sont 62 enfants et jeunes enfants au centre Foyer Mère Carlin : 13 pensionnaires, 49 demi-pensionnaires. Ils sont tous repartis dans différentes écoles et les niveaux scolaires vont du CM1 jusqu’en terminale.

Nous vous remercions beaucoup de votre aide pour que tous ces enfants puissent continuer leurs études comme les autres enfants. 

 

« A la prison d'Antanimora (Tananarive) »

 

La communauté Sant’Egidio a demandé à la communauté de Tananarive si elle pouvait assurer chaque mois blob blob  une distribution de repas aux prisonniers d’Antanimora.

A Antanimora, il y a 3000 prisonniers répartis en huit quartiers et nous nous nous occupons du secteur des hommes malades et condamnés à perpétuité.

 

La communauté Sant’Egidio a fait ce choix en fonction de 4 critères qui montrent que ce sont des personnes souvent abandonnées et très dépourvues.

  1. Il est malade.

  2. Il vient d’une autre province et il n’a pas de famille pour l’aider.

  3. Il est condamné à perpétuité ; alors souvent il est rejeté par sa famille.blob blob  

  4. ou bien, il est là depuis longtemps sans jugement.

Chaque mois nous préparerons pour eux 400 paquets : 2kg de riz, 500gr de légumes secs et un morceau de savon. Les jours de fête : Noël, le 26 juin, fête de l’indépendance nationale, à Pâques, ils auront chacun 100gr de viande en plus.

Quand je suis allée à la prison pour la première fois, ce qui m’a beaucoup étonnée, c’est de voir des vendeurs à l’intérieur de la prison. Ils vendent toutes sortes de choses qu’on utilise pour la vie quotidienne : du riz, des légumes, des fruits, du charbon de bois, du savon. Mais le prix est deux fois plus cher qu’à l’extérieur ! Et qui n’a pas d’argent.

Les surveillants de prison disent que certains prisonniers souhaitent retourner en prison jusqu’à deux, trois, quatre fois (… ) car ils ne savent plus retravailler et ils se contentent là de « quelques bouts de manioc sec ou du maïs. » C’est ici l’extrême misère !

 

Sœur Chantal

Article publié par Soeurs de Ste Thérèse d'Avesnes • Publié Samedi 02 novembre 2013 • 2106 visites

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