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Nouvelles de nos écoles à Madagascar.

Eduquer c'est participé à l'œuvre créatrice de Dieu.


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Extrait de quelques  courriers de nos  soeurs de  Madagascar.

La situation   de  la scolarisaion des enfants et des jeunes à Sakaraha:

Sakaraha, 1er lieu de fondation en 1963 situé dans la province de Tuléar, sur la nationale 7 à 139 km de Tuléar ! Le bourg est devenu une ville. Cette petite sous préfecture est maintenant un grand district composé de 12 communes avec  une population très jeune, 69% moins de15 ans.

 

Cette bourgade a recueilli depuis plusieurs années, une population venant de toute l’île en raison de l’existence d’un filon de pierres précieuses (le saphir) découvert à quelques dizaines de km. Ce genre d’aventure ne peut réussir à tous et beaucoup de familles se sont installées à Sakaraha d’une façon précaire.

 

Dans le public, le taux net de la scolarisation est de 51% au niveau primaire, 15% au collège et 6% au lycée.

Ces taux de fréquentation accusent actuellement une baisse significative car la scolarisation des enfants est souvent entravée par l’absence des maîtres et des professeurs, la détérioration des locaux scolaires, le manque de matériel pédagogique et autres fournitures. De plus, la pauvreté de la plupart des familles ne donne pas la possibilité de poursuivre la scolarité quand il s’agit d’envoyer les enfants dans d’autres villes pour continuer les études

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Depuis 1999, nous avons ouvert un collège de 4 classes : de la 6 ème en 3ème mais le nombre des élèves par classe est de l’ordre de 80 en 6ème et 5ème. Le suivi des études pour les plus faibles est difficile

 

Nous sommes  conscientes des problèmes sociaux des enfants et des adolescents de ce district. Notre présence à Sakaraha, nous la voulons utile pour aider la jeunesse malgache et les familles peu fortunées. Nous voudrions assurer une formation humaine jusqu’en terminale aux jeunes qui en ont la possibilité".

 

Ouverture du second cycle,  l’Ecole Sainte Thérèse de Betania

"Longtemps attendu par les parents de l’école primaire, voilà que la classe de sixième est ouverte cette année scolaire avec 75 élèves. Les parents sont soulagés, leurs enfants resteront dans un même établissement jusqu’en troisième, ils continueront à recevoir l’éducation qu’ils apprécient au sein de l’école et auront l’avantage de la proximité pour le va-et-vient entre l’école et la maison.

Certains d’entres eux viennent de familles défavorisées, ils trouvent à l’école un accueil attentif et chaleureux ; beaucoup viennent d’un milieu moins défavorisé mais connaissent souvent la séparation des parents à cause des divorces ou des déplacements pour la survie, nous continuons à les soutenir.

Notre projet éducatif selon le charisme de mère Carlin reste au cœur de notre établissement pour le bien des enfants : les aider à s’épanouir et à grandir afin que chaque jeune enfant trouve sa place. Cela encourage pour mieux réussir l’année scolaire et se conduire comme un enfant de Dieu.

Cette année, nous utilisons une salle de classe du bâtiment de l’école primaire. Trois sœurs assurent les cours pour veiller au bon fonctionnement  L’an prochain, nous espérons avoir une salle de paroisse pour la classe de 5ème"

                                           

 La   situation dans laquelle  vivent les enfants à Manombo:

Ecole Père Brunel:

"L’école Père Brunel compte maintenant 226 élèves. Les parents font beaucoup d’efforts pour envoyer leurs enfants à l’école malgré la crise qui frappe notre pays et le cyclone Haruna de l’année dernière qui avait causé beaucoup de dégâts sur la population.

 L’insécurité, la peur  installent dans les villages. Le soir vers 19h, certaines familles se réfugient dans la forêt pour sauvegarder leur vie à cause des voleurs. Cela signifie que les enfants n’ont pas le temps d’apprendre leurs leçons et ne dorment pas assez, beaucoup dorment pendant les temps de classe et les résultats scolaires sont en baisse. A la longue ils deviennent malades et amaigris ; heureusement qu’il y a la cantine et l’équipe enseignante pour les soutenir et les aider à grandir"

 

 Ecole saint Joseph:

"L’école Saint Joseph se trouve à environ 3 kilomètres de la ville de Tuléar. Il y a 170 élèves. Cette région du sud ouest est très chaude et souvent l’eau manque. Cette année il n’avait  plu qu’une seule fois, toutes les cultures sont desséchées et personne ne peut récolter le maïs tant attendu.

 L’école utilise un puits pour donner à boire aux élèves, arroser notre petit jardin scolaire et puis aussi nettoyer les toilettes.

Le puits est dans la cour de l’école et souvent les gens du quartier viennent aussi chercher de l’eau ici".

 

Déjà, à son époque, Mère CARLIN, notre fondatrice,  Pour elle, éduquer c'est participé à l'œuvre créatrice de Dieu. L'enfant n'est pas une table rase, il est lui-même fruit d'une longue tradition culturelle et familiale, plante fragile dont la croissance dépendra du sol où il s'enracine, de l'air, du soleil, de l'eau....

A nous, sœurs de Ste Thérèse, de donner ces conditions pour réussir l’éducation des enfants et des jeunes.  C’est le vrai développement « durable » parce qu’il privilégie l’homme

 

Article publié par Soeurs de Ste Thérèse d'Avesnes • Publié Mercredi 26 novembre 2014 • 1617 visites

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